Mon Woofing et mes jobs en Nouvelle Zélande

Mon Woofing et mes jobs en Nouvelle Zélande

23 novembre 2018 0 Par Nemsta

Ce voyage en Nouvelle Zélande a été l’occasion rêvée de pouvoir avoir une expérience professionnelle dans un pays anglo-saxon. C’étais mon premier objectif dès mon arrivée à Auckland: TRAVAILLER!

Je savais que la Nouvelle Zélande avait un coût de vie assez cher, je voulais donc absolument travailler le plus vite possible pour pouvoir par la suite financer mon voyage, et non l’inverse!

Auckland

L’usine de kiwi

Nouvelle Zélande pays du Kiwi, quoi de mieux que de bosser dans une usine de ce délicieux fruit!

La technique du bouche à oreille a fonctionné! C’est à Bamber House que Flo m’a proposé de remplacer un compatriote français dans cette usine. Flo y travaillait depuis déjà quelques semaines et avait une voiture! Bref, tout bénef, j’accepte. Du coup, après un petit peu moins de 2 semaines de mon arrivée, IRD en poche, je signais mon premier contrat en terre du Kiwi!

L’usine de Kiwi se trouvait à une petite heure d’Auckland, à Takanini. Le job était de nuit à partir de 18h jusqu’à 4h/5h du matin..

J’ai débuté mon premier poste en tant que “boxer”.

Boxer:

Il ne s’agissait pas de mettre des coups de poing dans des sacs de kiwis, mais de faire les boîtes (box) où seront stockés les kiwis! Résultat, comme je n’avais pas la voiture, le jour où mon pote n’a pas pu venir, je n’ai pas pu me rendre à l’usine non plus. (Vive la dépendance!) mais je tenais à le remercier pour toutes ces rides nocturne à rester éveillé, pendant que je dormais…

Bref, on se pointe le lendemain et c’est avec surprise que je suis viré par le chef du secteur box! Je vais donc voir la responsable qui m’attribut un nouveau poste: Stacker

Stacker:

Stacker consiste à empiler sur des palettes, de façon TRÈS stratégique et ordonnée, les boites de kiwis qu’on devait également étiqueter. A ce stade, et encore aujourd’hui, croyez-moi, ce putain de job est l’un des plus difficiles que j’ai effectué dans ma vie. Tant mentalement que physiquement.

TOUS LES SOIRS j’avais les mains gonflées! le dos, les bras cassés! A cette époque j’ai du arrêter boxe et foot! L’usine me faisait faire plus de sport que les deux réunis!

j’ai duré pas mal de temps en tant que stacker et, sans me vanter, j’ai vraiment pris du niveau jusqu’à être promus au poste de strapper!

Strapper:

Je remplaçais un allemand qui rentrait dans son pays natale. La nouvelle dream team était en place! Moi et Sonny, un tongien doté d’une force naturelle incroyable.

Alors strapper consiste à être le dernier maillon de la chaîne, celui qui doit se bouger le cul et récupérer toutes les palettes remplies de kiwis. Ensuite, strapper ces palettes de façon très précise et le plus rapidement possible, puis envoyer ces palettes au frigo!

Bref cardio, force, concentration, tout y est ! Mais putain qu’est-ce que c’est crevant à faire ça en boucle pendant 8h…

Au final, j’en garde un super souvenir, j’ai rencontré beaucoup de gens de Samoa, Tonga, des Maoris et autres backpackers de différentes nationalités. La sonnerie de la pause était un soulagement indescriptible! je faisais des minis siestes à chacune d’elle et après 2 mois j’en pouvais plus physiquement et moralement. Parfois, le patron nous ramenait des pizzas et muffins gratuit et il rebroussait même les manches de sa chemise pour venir empiler avec nous! ROYALE.

Le salaire est basique en usine (14.50$Nz/h), mais comme on faisait pas mal d’heures on se faisait bien 750/800 la semaine. Suffisant pour payer le loyer (150$nz par semaine), bouffe, sortie.

Après tant d’efforts, à la fin de la saison des kiwis, le boss nous a offert un BBQ gratuit avec alcool à volonté!!! ROYALE.

 

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Woofing à Bamber house

Afin d’anticiper la fin de saison des kiwis, j’ai postulé pour entrer dans le staff cleaners de l’auberge dans laquelle je logeais.

C’était du woofing. Cela consistait à travailler 3h par jour, 5 jours par semaine. Les missions changeaient chaque jour.

  • Nettoyer la cuisine
  • Changer les draps
  • nettoyer les salles de bain
  • nettoyer les salons/chambres/parties communes
  • autre (couper du bois, peindre etc.)

Ce travaille s’effectue en échange du logement et de la lessive gratuite.

Sur le papier c’est sûre que ça ne fait pas rêver… Mais croyez-moi, c’est non seulement une manière de ne pas payer le loyer (et pourquoi pas trouver un mi-temps l’après midi), mais également rencontrer des gens.

Cela va paraître étrange mais dans cette fameuse cuisine et en faisant les draps, on rencontre TOUTE l’auberge!!! Donc forcément entre deux draps à changer, je tapais la discussions et les rencontres se faisaient comme des petits pains!

J’ai “woofé” pendant 3 mois au total. Cela m’a permis de ne pas perdre trop d’argent et de profiter avec l’argent gagné précédemment en usine. Cela m’a permis également de rester “actif” et de rythmer mes journées. A cette époque, mes journées étaient surtout rythmée pour profiter pleinement d’Auckland et ses alentours (îles et plages), faire du sport, cuisiner et faire la fête tous les soirs. D’où l’importance de travailler et économiser avant tout!!!

Je conseille en revanche vivement de trouver un mi-temps (chose que faisaient quelques uns de mes collègues).

Je garde un excellent souvenir de cette expérience, c’était un plaisir de maintenir notre lieu de vie dans la propreté et le respect.

L’argent économisé en loyer, était dépensé en:

  • nourriture (le plus important!)
  • alcool/sortie (bar, restaurant, club, ciné)
  • sport
  • visite des îles et plages autour d’Auckland!

 

Fox glacier

Changement radical. Direction l’île du sud! Fox glacier.

la saison d’été débute plus ou moins en Octobre/Novembre. Les auberges de jeunesses augmentent le prix des loyers et se séparent des “long terms”. Elles privilégient donc les personnes réservant sur de courtes périodes pour avoir un max de “turnover”, profits et avoir un maximum d’avis sur les sites de réservations (tripadvisor, booking.com etc.).

Chose que j’ai eu du mal à accepter d’un point de vue “backpacker”, mais qu’aujourd’hui je comprends tout à fait d’un point de vue “bizness”. C’était un mal pour un bien, car la plupart d’entre nous serait resté dans ce petit confort et on aurait perdu la possibilité de visiter ce si beau pays.

Justement parlons de ce confort… N’étais-je pas celui qui a voyagé à l’autre bout du monde pour sortir de sa zone de confort???

No comment.

En tout cas, j’avais le choix de rester dans l’île du nord et trouver un travail dans le fruit picking ou bien de rejoindre une demoiselle qui commençait à graver un petit tatoo dans mon cœur. Il me restait 400 dollars en poche (oui j’étais parti respiré plus d’un mois au Fiji et je me suis plombé le portefeuille!). C’est simple, j’ai passé un coup de fil à la madre (conseillère personnel haha!), puis, décision prise, j’achète mon ticket de bus et mon ticket de ferry pour passer sur l’autre île et tenter une nouvelle expérience!

Objectif: trouver deux mi-temps!

Je parlerai de mon périple jusqu’à Fox glacier (bus, stop, ferry) dans un article dédié! Mais revenons à notre sujet: LE TRAVAIL

Fox Glacier c’est un tout petit village qui vie pleinement de la saison estivale. J’avais 400 dollars en poche, mais je logeais pour la première semaine chez ma demoiselle :). Il était simplement hors de question de scouater chez elle sans rien faire. Et dès le lendemain de mon arrivée, (je m’étais acheté chemise, pantalon à pince, chaussure bien ciré!) je suis parti chercher du travail.

Bella Vista Motel

Nouvelle Tactique: La candidature spontanée.

J’ai toqué à toutes les portes des hôtels et motels, et le seul qui possédait une place de libre était le motel “Bella Vista”.

Manque de chance la demoiselle de la réception (employée et backpacker comme moi) m’indique que les patrons sont en vacances et ne reviendront que dans une semaine. Cependant, elle m’indique également qu’ils recherchent bien un nouveau valet de chambre! Parfait, je laisse mon CV et j’insiste poliment:

“I REALLY NEED THIS JOB, I’M VERY MOTIVATED , PLEASE KEEP ME UPDATE!”

traduction:

“Je suis dans la merde, j’ai besoin de fric car je veux vivre à Fox avec la demoiselle qui m’a fait venir jusqu’ici!”

Mais à ma grande surprise, quelques jours plus tard je reçois un appel de la patronne nommée Jill. Elle veut me rencontrer! Franchement, je sautais de joie! J’étais tellement content car dans ma tête, 80% du job avait été fait, les 20% autres pourcent dépendaient de moi.

Petite période d’essaie, formation par la Kat et le tour est joué. Je suis embauché! Ching ching, les dollars rentre sur mon compte en banque (17$ Nz par heure).

Valet de chambre

Le taff est assez simple: Nettoyer les chambres, les rendre parfaitement présentables.

Le plus difficile c’est de le faire en une vingtaine de minutes. Il faut donc être rigoureusement ordonné, rapide et efficace. Pour cela j’ai eu de la chance d’avoir Katerina et son copain Mike qui m’ont donné TOUS les astuces pour être à la hauteur des exigences requises pour ce travail.

Les Managers étaient un couple de kiwis, super cool et compréhensif. Il m’ont donné énormément de liberté, et de responsabilités pour former les nouveaux venus. J’ai su gagner leur confiance car le départ de Kate et Mike s’est fait d’une manière assez mauvaise (du jour au lendemain) et je me suis retrouvé seul à travailler. Et parfois pendant 12 jours sans repos!

J’ai énormément mis de la bonne volonté et de l’énergie positive pour aider un maximum les boss. C’est simple, ils m’ont rendu les efforts fournis en bons d’achats restaurant, tour en hélicoptère, jour de repos souhaités, repas et cadeaux de noël etc.

J’ai eu pendant 5 mois la chance de travailler avec des équipes au top! entre taiwainaise, malaysiens, français, tchèques, chinoises. De super souvenirs et encore une fois, une expérience inoubliable et enrichissante.

Merci à Jill and Bill du fond du cœur pour leur soutient, leur franchise et d’avoir été les premiers à me donner du travail sur Fox Glacier.

le Convenience store

 

Premier mi-temps trouvé il fallait chercher le deuxième! et c’est en allant au convénience store faire mes courses que j’ai vu une annonce pour travailler dans celui-ci. J’appelle le numéro de téléphone et j’ai un entretient le lendemain! L’entretient s’est fait avec la boss nommée Jo, et puis dans la foulée un essai à la caisse! Waw je ne sais pas si c’est la maturité, mais j’ai eu Zéro stress et tout s’est bien passé!!! Du coup elle accepte de me prendre et de voir comment je me débrouille.

Résultat, j’y suis resté 5 mois!

Le job consistait à encaisser les achats des clients, répondre à leurs attentes, et s’occuper des stocks. Les patrons et mes deux collègues de travail m’ont également fait confiance pour compter la caisse lors de la fermeture.

Cela paraît simple sur le papier, mais croyez-moi, l’accent néo-zélandais de la région est super dur à comprendre. Il a fallu que je repousse mes limites d’écoute, que j’améliore nettement mon level de compréhension. Je suis passé par toutes les humeurs et difficultés, mais cela m’a permis une fois de plus de sortir de mon confort et de me tester.

Mais ce n’est pas seul que je m’en suis sorti. En effet, Ingrid et Nicky qui travaillaient au convenience store depuis un certain temps, ont été celles qui m’ont épaulé du début à la fin.

“They had my back, always…”

Je remercie de tout mon cœur Ingrid et Nicky non seulement pour avoir été d’extraordinaires camarades de travail, mais pour m’avoir soutenu à 100%. Une belle équipe soudée pendant les heures de rush c’était indispensable. Jo et Ash (les managers) m’ont énormément donné de responsabilité et m’ont fait confiance. C’est avec ce genre d’équipe que l’ont peut faire des heures supplémentaires sans problème. De plus, en fin de saison, les boss nous ont offert tournée à volonté au pub du coin (quel souvenir!) sans compter le vol en hélicoptère et les repas de noël et cadeaux.

J’en garde une expérience qui m’a fait grandir et évoluer dans la langue de Shakespeare, une vision du travail super détendue, avec une ambiance très saine au sein de l’équipe.

MERCI (je n’ai malheureusement pas de photos de l’équipe…mais un petit aperçu du pub et du jeu de flechette! James à ma droite fut un de mes collègues de travail à la fin du contrat, accompagné également de sa copine et un ami qui travaillait sur Fox)

Conclusion

Finalement, ce n’était pas si difficile de trouver du travail en Nouvelle Zélande, je dirais même que c’est très facile. Si on applique les astuces données dans mon articles précédent, personne ne devrait avoir du mal à en trouver.

Il faut vraiment sortir de sa zone de confort, repousser ses limites, affronter les difficultés avec le sourire, les gens vous le rendront toujours bien. Je n’ai aucun regret de mes expériences en Nouvelle Zélande, et j’en garde même de fabuleux souvenirs  et anecdotes à raconter…