Premier pas en Nouvelle Zélande

Premier pas en Nouvelle Zélande

7 novembre 2018 0 Par Nemsta

Auckland: Début du PVT

Aujourd’hui cela me parait si lointain et fou, mais oui j’étais bien en terre néo-zélandaise en ce début d’avril 2015. En effet, j’entamais mon PVT et sans le savoir, je débutais le voyage qui allait changer ma vie.

Alors Qu’est-ce que le PVT?

Le PVT (Programme vacance travail), pour faire simple, pour les français, c’est en quelques sortes un visa vers la liberté destiné aux personnes ayant entre 18 et 30 ans (35 ans selon les pays en accord avec la France). Après avoir rempli un formulaire de demande de visa avec l’aide du site PVTistes.net, vous recevrez après quelques jours, une réponse pour l’obtention de celui-ci.

J’appelle ce visa “visa vers la liberté”, car pour les ploucs qui crachent encore sur la France et le passeport français, sachez que grâce à celui-ci (classé parmi les meilleurs passeports), vous avez accès dans quasiment tous les pays du monde sans vraiment trop de soucis. Le PVT, pour les français, c’est donc le luxe de passer 12 mois dans une dizaine de pays anglo-saxon, hispanique, asiatique avec la possibilité de travailler pour subvenir à vos besoins tout au long de l’année.

Vous allez me dire: “mais pour quelle raison tu quitterais ton pays pendant 12 mois pour aller vivre à l’autre bout du monde?”

J’ai envie de répondre: “cela ne te regarde pas :)” (blague et fin du blog! bim!). Donc je vais quand même répondre.

Premièrement

J’ai vécu dans la même région, la même ville depuis une vingtaine d’année. J’ai côtoyé les mêmes personnes, fait les mêmes activités en boucle depuis 20 piges. Je pense que c’est suffisant pour aller voir si l’herbe est plus jolie ailleurs!!!

Deuxièmement

Faire une expérience linguistique et professionnelle dans un monde complètement différent, c’est une parfaite occasion de me mettre un peu en danger et de me prouver que je suis capable de m’adapter et réussir ailleurs que dans ma petite zone de confort.

Et dernièrement

Justement, cette zone de confort je veux en sortir, je veux m’évader de cette bulle dans laquelle j’ai vécu jusqu’ici et qui m’empêche de prendre ma liberté, et, cela passe par ce voyage à l’autre bout du monde!

WAIT!

Mais là je ne te parle pas d’aller bronzer le cul en Thaïlande ou à Marrakech pendant deux semaine dans un hôtel 4 étoiles et faire le kéké 24/24 car t’as de la chance d’être français (une fois de plus!!!), et, car ton taux de change est extrêmement avantageux!

NON, là je te parle d’apprendre à survivre pendant 12 mois dans une société différente de la tienne, à repousser tes limites et voir si tu es capable d’apprendre une nouvelle langue et travailler dans ce pays. (Sans compter les rencontres, la découverte de nouvelles traditions, mœurs, et paysages incroyables! mais ça j’y reviendrais plus tard!)

Alors oui, il ne faut pas se mentir non plus, les raisons d’une évasion si lointaine et si longue ne sont pas uniquement pour partir à la découverte (pour certains si!), mais, peut être dût à d’autres raisons comme “échapper quelques chose…” “faire de ce voyage sa propre thérapie pour éviter une nouvelle dépression…” “remettre les compteurs à zéro et tout recommencer ailleurs…” etc.

Au final, il est difficile de le savoir vraiment, mais une chose est sûre, l’évasion “physique et morale” reste le fil connecteur.

Pourquoi la Nouvelle Zélande?

Je dois rendre à César ce qui est à César, l’idée de commencer par la Nouvelle Zélande m’est venu après une discussion avec un ami, qui avait lui-même à l’époque le projet de le faire. Puis j’aime beaucoup l’idée d’être à l’autre bout du monde sur une petite île (deux principales en réalité, l’île du nord et l’île du sud) perdue dans le pacifique. Puis j’ai tellement aimé la trilogie du Seigneurs des anneaux que je voulais moi aussi me battre aux côtés des Hobbits!

Premier pas…

Du coup, j’arrive fracassé après plus de 30h de vols, survolant Auckland la tête littéralement dans le cul! Avec vue sur des petites collines, puis de l’eau, puis encore des collines, puis de l’eau, puis enfin des champs et la fameuse route d’atterrissage. Bref pas fameux. En même temps j’allais pas me retrouver sur la montagne du Mordor!

Le premier contact humain avec la Nouvelle Zélande c’est la douane. Je sais pas si j’ai de la chance, mais je suis tombé sur le douanier le plus CHILL du monde (premier loin devant le douanier du Canada et celui du Japon, oui je fais des classements de douane !!!!). Le mec m’a posé que des questions sur ma région (qu’il a visité), et m’a seulement demandé combien de temps je comptais chiller en Nouvelle Zélande. Putain la classe! j’avais la tête dans le cul et je me retrouve assailli d’un sacré coktail de bonnes vibes. On sous-estime vraiment le premier contact avec la population  indigène, même si ce n’est que la douane!

Le passeport tamponné et après un contrôle de mon sac pour vérifier que je n’apportais aucun fruit, graines ou quoi que ce soit qui puisse contaminer la terre des Hobbits, me voilà enfin en Nouvelle Zélande!

Prise de bus direction Auckland, direction “Bamber house”, là où tout a commencé…

La suite, bientôt.